180 jours et des poussieres


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180-jours

Mitaines mouillées, invasion de sauterelles, petits plaisirs et gros chagrins… Être enseignante de première année, c’est aussi savoir jongler avec une foule d’imprévus!

Et quand la journée prend fin, Olivia n’est pas moins occupée. Ses jumeaux de quatre ans, parfois aussi turbulents et pleins de surprises que toute sa classe réunie, ont tôt fait de lui rappeler son deuxième métier : celui de maman.
À l’aube de la rentrée, la fatigue se fait sentir, et de nombreuses émotions la chamboulent. Entre le travail, ses enfants et son amoureux qui s’éloigne tranquillement, Olivia ne sait plus où mettre ses priorités. Le temps serait-il venu pour elle de se réorienter? D’abandonner ses élèves qu’elle adore?

En puisant dans de nouvelles amitiés et dans les bonheurs qui égayent son quotidien, Olivia veut retrouver la passion qui l’a poussée vers l’enseignement.

Une année scolaire. Dix mois. Cent quatre-vingt jours et des poussières. Une année qui lui fera vivre des moments de grâce et des moments d’horreur ; des arrivées merveilleuses, mais aussi des départs douloureux…

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MON AVIS

 

La dernière page est tournée et Olivia me manque déjà. Cette femme fait des erreurs de jugement, doit se relever et travailler sur elle-même. Bref, elle est humaine. Si elle ne le fait pas, elle s’enlisera vers un burnout qui lui sera difficile à gérer, au risque de perdre sa famille.
Je ne savais pas à quoi m’attendre en lisant ce roman, mais je peux avouer que le métier d’enseignant(e) ne serait pas fait pour moi. Fréquenter autant d’enfants et cohabiter avec leurs émotions seraient trop pour moi. Mon respect envers eux est doublement multiplié. Il y a tant de sujets que Julie aborde à l’intérieur de ces pages… je ne voyais pas cela sous cet angle.
Nous entendons souvent dans les médias que des enfants ont été agressés, qu’ils sont décédés ou qu’ils sont différents des autres… mais jamais nous ne nous arrêtons à savoir comment les gens qui les entourent doivent « manager » avec eux. Les professeurs sont concernés, plus qu’on y pense, puisqu’ils sont avec nos enfants 35h/semaine.
J’ai beaucoup aimé la plume de l’auteure, sa façon délicate d’aborder les sujets qui sont difficiles à amener sans blesser ou brusquer le lecteur. Avoir eu la chance d’avoir cette Miss Olivia comme, enseignante pour mes filles, je lui aurais fait confiance à 110%.
Ce métier ne semble pas facile chaque jour, mais parait être une bonne source de motivation pour y retourner jour après jour lorsque la joie/reconnaissance des enfants est destinée à son professeur.
En travers de ces écrits, il y a bien une chose que j’ai apprise et que je devrai mettre en pratique : vivre 1 journée à la fois, voire 1 heure à la fois. Ce sera laborieux, mais j’espère y arriver.
Un roman qui ne laissera personne indifférent!

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EXTRAIT

Je leur ai demandé un crayon et une gomme à effacer et c’est déjà un grand défi ! Je cours comme une folle entre les pupitres. Philippe n’a pas bougé, alors je m’agenouille pour lui répéter la consigne et l’aider à trouver le tout.
Sur le bureau de Maxime s’amoncellent des copeaux de bois. Il tient dans sa main ce qu’il reste du crayon qu’il a presque entièrement rongé.
Son crayon trouvé, Victor a tôt fait de tambouriner sur son bureau, s’imaginant probablement en spectacle au Centre Bell, la foule acclamant ses talents de percussionniste. Je freine son geste de la main et je lui chuchote à l’oreille, cette oreille irrésistiblement décollée, que je devrai lui parler à la récréation, question de régler le dossier de la casquette dans la toilette.
Cette simple recherche de crayon a énergisé l’atmosphère et, déjà, je sens qu’il me faut rapidement reprendre les rênes si je veux éviter une autre séance improvisée de breakdance.
Dans un coin, Rosalie pleure en silence :
– Qu’est-ce qui se passe, Rosalie ? Tu as trouvé ton crayon ?
– Oui, mais il est brisé. Pis j’ai mal au ventre.
La pointe de son crayon s’est cassée. Rien de plus. Et le mal de ventre est un mal commun à l’école. Chaque matin, ils sont nombreux à s’en plaindre. La plupart du temps, ils expérimentent leur première rencontre avec le stress. Ils ne savent ni ce qu’il est ni ce qu’ils doivent en faire. Rosalie se plaint de maux de ventre chaque matin et, à part quelques caresses dans sa crinière orange, je ne trouve pas grand-chose à faire pour l’aider.
Enfin, les crayons sont sortis. Philippe regarde le plafond, complètement ailleurs. Victor a repris son concert que j’interromps de nouveau en troquant son crayon contre une balle antistress qui a la grande qualité d’être silencieuse. Les jambes du beau Maxime sont en perpétuel mouvement. Il a déjà de la difficulté à tenir en place… Et nous n’en sommes qu’à l’étape de sortir un crayon ! Reste encore à commencer notre abécédaire, tracer à répétition la lettre O, placer des nombres en ordre de grandeur et expliquer la différence entre les vivants et les non-vivants… Le marathon est officiellement commencé.
Je prends mon ton le plus divertissant, je gesticule, je me promène, je les interpelle. Je me sens vivante. Indispensable. Je sors mes affiches, mes loupes, mes images. Quoi qu’il arrive, the show must go on. Le spectacle ne s’arrête qu’au son de la dernière cloche.

Auteur de l’article : Jessica Gagnon-René

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