CÔTE-BLANCHE, T4

En retrait du village de Monts-aux-Pins gît un mystérieux manoir abandonné depuis trois décennies : Côte-Blanche. Le départ expéditif de ses occupants il y a trois décennies avait jadis déclenché certaines rumeurs, dont l’une voulant qu’il soit le lieu d’errance d’êtres n’appartenant plus au monde des vivants… Lauriane Bélisle, fille de paysan, croit en la véracité de cette rumeur, surtout depuis que d’étranges impressions l’assaillent quand elle passe près du portail à l’entrée du domaine. Une sorte d’appel silencieux, une invitation, dirait-on, à pénétrer dans ce lieu interdit. Contre toute attente, le fils de l’ancien propriétaire vient y élire domicile. William Fedmore est à l’image de son manoir : élégant, intrigant et énigmatique. Lauriane ne tarde pas à réaliser que sa fascination pour Côte-Blanche pourrait bien n’avoir d’égale que celle qu’elle voue à ce séduisant Anglais… et tous les secrets de ce manoir !

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MON AVIS

Vide. Voilà comment je me sens après la lecture de ce dernier et ô combien fabuleux tome.
Marie-Claude a trouvé le moyen de me faire ressentir une multitude d’émotions à travers ces pages. Tristesse, angoisse, frustration, attendrissement, amour, bagarre et sang s’y entremêlent. Autant j’ai pu maudire William, que mon cœur a fondu pour lui.
Cet homme est un être complexe à déchiffrer à cause de son passé, qui nous est raconté dans ce dernier opus. Malgré le fait qu’il se soit marié à contrecœur, Lauriane est la femme dont il avait besoin, une vraie tête de mule, tout comme lui.
Cette dernière n’est pas épargnée dans ces lignes, bien au contraire. Je n’aurais pas aimé être à sa place à plusieurs occasions. À l’égard de sa détermination et son entêtement, elle s’en sort sans trop de sévices.
Dans cette série, sur les 4 tomes, j’ai adoré les 1 et 4. Le tout premier puisqu’il me faisait découvrir l’histoire, les personnages et l’extraordinaire plume de cette auteure. Le quatrième, puisqu’il clôt bien la boucle, les personnages ont évolué, le mystère du manoir a été résolu et quelle belle couverture! Je suis en admiration devant celle-ci.
Je félicite Marie-Claude pour cette saga, que je place au 3e rang sur toutes celles que j’ai lues. Au plaisir de lire d’autres œuvres écrit de ta main.
Si vous n’avez pas lu cette série, dépêchez-vous! Vous manquez quelque chose.

 

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EXTRAIT

Humer l’odeur de cire de la bougie et voir ce qui l’entourait à travers ses propres yeux. C’était indéfinissable, sans égal.

Agitée d’intenses tremblements, dégoûtée plus profondément que les replis de son âme, les entrailles brûlées par les flammes d’une sourde colère, Lauriane se dressa sur ses jambes ankylosées et fonça aveuglément vers la sortie. Elle passa à côté de son mari sans lui porter d’attention et s’en fut dans le couloir, ses chaussures battant le rythme sur le parquet. Intrigué par un tel comportement, William se lança dans son sillage. Il pourrait aisément la rattraper, mais décida plutôt de lui accorder une pleine latitude pour l’instant, afin de voir ce qu’elle ferait. Elle finit par atteindre sa chambre et s’y engouffra, donnant une forte poussée sur la porte que William bloqua avec sa main afin de l’empêcher de se refermer. À l’intérieur, il trouva la jeune femme dans un état d’agitation extrême. Son visage mouillé de larmes convulsé par un rictus de révulsion, elle se tortillait tout en balayant son corps de ses mains comme si elle tentait de se débarrasser de quelque parasite invisible. Dans son énervement, elle ne parut pas remarquer que ses pieds étaient en train de s’empêtrer dans un coin du tapis persan disposé au centre de la pièce.

— Prenez garde, il va vous arriver malheur à vous agiter de la sorte.

L’attrapant par le bras, William la contraignit à faire un pas de côté puis, avec le pied, il replaça succinctement le tapis. Comme si elle voyait en lui l’incarnation du diable, ​sa femme se libéra d’un geste vif en hoquetant de peur et recommença à se frotter le corps de ses mains en gémissant.

— Damn ! Je ne suis ni galeux ni porteur d’un mal contagieux ! Vous n’avez rien à craindre venant de moi, pas plus que de vos vêtements que vous semblez croire infestés de quelque insecte indésirable.

Constatant qu’elle ne semblait pas plus disposée à l’écouter qu’à se calmer, il lui captura les poignets. Emmurée dans son affolement, elle poussa un petit cri et s’agita comme une proie coincée dans un piège. William la tira vers lui et regroupa ses mains sur son torse pour freiner ses mouvements. Après quelques vaines tentatives de libération, la jeune femme cessa toute lutte et il put enfin croiser son regard, théâtre de son effroi et de sa colère.

— Le salaud ! rugit-elle. Il a essayé… il a essayé d’entrer dans mon corps… de me posséder !

— Qui donc ?

— Ce maudit jardinier de malheur !

William serra les mâchoires.

— Est-il là ? Se trouve-t-il ici en ce moment ?

— Il a essayé de prendre ma place dans mon propre corps ! hurla encore sa femme comme si elle ne l’avait pas entendu.

— Mais il n’y est pas parvenu, à ce que je sache. C’est vous qui vous trouvez devant moi, pas lui. Vous êtes seule maîtresse de votre corps, alors je vous prierais de bien vouloir vous calmer.

— Facile à dire ! Ce n’est pas vous qui avez subi cette… répugnante intrusion !

Auteur de l’article : Jessica Gagnon-René

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