Le Gaillard

livre-o-chronique

Un soir de fête, alors que son amant la déçoit une fois de plus, Roxanne trouve en celui que l’on surnomme «Hood», un homme viril et mystérieux, de quoi se distraire pendant quelques heures de passion. Quand, le matin venu, les intentions malveillantes font toutefois leur apparition, il est clair que Roxanne ne souhaite jamais le revoir. Six ans plus tard, leurs vies sont diamétralement opposées. Ben «Hood» Desbois, entrepreneur enfoui dans les mauvaises habitudes, décide de s’offrir une cure de désintoxication sur les pentes de ski de Sainte-Anne-des-Monts. Quant à Roxanne, elle réapprivoise la solitude après de longues années difficiles. Comble du malheur, sa salle de bains tombe en ruine et nécessite d’urgentes réparations. Alors que le destin les réunit de nouveau, la jeune femme et le gaillard semblent avoir tout oublié des moments passés ensemble. Mais il suffit parfois d’une étincelle pour raviver un feu autrefois dévorant…

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MON AVIS

 

Marie, mais c’est quoi, cette fin ?!
J’ai cette impression de manque, de vouloir la suite… J’ai eu du mal à lâcher ce roman lorsque je lisais sur mes heures de lunch et le soir avant de dormir.
L’auteure de « Le Gaillard » a eu le talent ainsi que le culot d’y introduire nos sacres québécois, sans dénaturer le texte. J’y croyais vraiment. La salle de bain en rénovation, mais surtout la propriétaire des lieux qui en était grandement responsable.
Marie a su mener l’histoire comme un chef d’orchestre avec ses musiciens. L’écriture est fluide, nous transporte dans la vie de ses personnages.
Autant j’ai pu en détester, autant ils ont su m’attendrir, je parle surtout de M. Gamache. Hood, pour sa part, commence par être le Bad Boy insensible pour finalement être celui que bien des femmes aimeraient avoir. Il est tout un numéro, mais ô combien attachant. Le fait d’être à la fin de la trentaine l’amène à réfléchir sur sa vie de débauche. Sa rencontre avec la belle Roxanne changera son existence.
Ce récit est une romance contemporaine qui nous fait rêver. J’ai vu les bons et les mauvais côtés de chacun, toutefois l’auteure nous démontre que chaque personne peut changer s’il le désire vraiment, avec de la volonté et pour les bonnes raisons.
Lorsque l’on aime avec un grand « A » on prend tout ce qui va avec, comme Benoît et Roxanne l’ont fait. Ensemble, l’un et l’autre, ont et continueront de surmonter leurs démons.
Merci, Marie, de m’avoir fait vivre toutes ces émotions !

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EXTRAIT

Dakota, qui dormait dans la chambre d’amis, se réveille en sursaut. Le cri de Roxanne, haut et sec, était alarmant. Le vacarme qui a suivi l’est tout autant. La jeune fille repousse ses couvertures et descend du lit sans se soucier de retrouver ses pantoufles. La voix de Benoît de l’autre côté de la porte l’inquiète. Il invoque tous les saints du ciel jusqu’à ce qu’il tombe sur son nom à elle.
– Dakota !
C’est la première fois qu’elle l’entend l’interpeller, il faut que ce soit grave. Elle ne savait même pas qu’il avait retenu son prénom. Elle sort de la chambre pour découvrir devant elle une Roxanne inerte portée par un homme au regard tourmenté. Le visage de la jeune femme est blême alors qu’elle reprend vie, peu à peu.
– Quoi ? Mais qu’est-ce qui est arrivé ? Roxanne, es-tu correcte ?
Benoît doit se retenir pour ne pas grogner.
– Ça va, arrêtez de capoter ! Je peux marcher, déclare Roxanne. C’était un petit clou de rien du tout!
– Alors, pourquoi crier comme si t’allais mourir ? demande Benoît, irrité.
Dakota observe l’expression de l’homme. Il a changé, depuis la veille. Il semble plus… humain, tout à coup. Parti, son air de mercenaire en mission. Sa façon de regarder Roxanne la rend perplexe. Bien qu’il soit agacé par la fausse alerte, on croirait qu’il vient de trouver un caneton blessé sur le trottoir. A-t-il donc un cœur ?
La rêvasserie de Dakota s’épuise d’un seul coup lorsqu’elle se souvient de la longue conversation qu’elles ont eue avec Charlaine, la veille. Elle se rembrunit. C’est « l’abandonneur d’enfant » qui regarde Roxanne comme si elle était précieuse.
Le salaud qui n’a pas voulu connaître sa propre fille. Le vaurien qui intimide sa tante. Puis, lorsqu’elle voit le sang qui perce le bandage improvisé, elle panique.
– Je vais chercher des pansements dans la pharmacie ! As-tu de quoi désinfecter la plaie ?
– Tout est dans le bordel de la salle de bains.
– Es-tu vaccinée contre le tétanos ? demande Ben.
– Oui…
– C’est le plus important. Mets ton bras autour de ma taille, je vais t’aider jusqu’au divan, dit Benoît.
Comme elle semble hésiter, il soupire.
– Je suis pas sans-cœur, même si c’est ce que tu crois. Arrête de niaiser et laisse-moi t’aider.
– Je ne niaise pas. C’est juste que… je peux sautiller, m’appuyer aux murs, aux cadrages de portes… Tu n’es pas obligé de jouer au chevalier servant. Je vois bien que ça ne t’amuse pas plus que moi.
Le ton calme et direct de Roxanne l’étonne. Elle possède une maîtrise d’elle-même qu’il n’avait pas anticipée. Elle pourrait l’accuser d’avoir laissé traîner le fameux clou et elle aurait raison. En un rien de temps, Dakota apparaît dans le salon, habillée, chaussée de ses bottes d’hiver, cheveux attachés, sac à dos sur l’épaule.
– Je n’ai pas le goût de fouiller dans le bran de scie pour trouver des diachylons, je vais en acheter !
Benoît fouille dans sa poche et tend un billet de vingt dollars à Dakota. Celle-ci consulte Roxanne du regard. Doit-elle accepter l’argent ?
– Sacrament ! C’est mon clou, je paye les pansements. Arrêtez de me regarder comme si j’étais un trou de cul !

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