L’inconnu de Sandy Cove

Après avoir épousé un attaché d’ambassade dont elle était profondément amoureuse, et passé plus de vingt ans en Europe avec lui, Élise Robichaud rentre en terre natale de Nouvelle-Écosse, portant en elle un lourd secret. En visite chez une amie, elle revoit Jérôme, un homme aux origines inconnues, muet, amputé des deux jambes, qu’on avait jadis recueilli sur une plage. Surprise de constater qu’elle l’avait oublié, Élise est surtout consternée par le manque d’ardeur des villageois à vouloir éclaircir le mystère qui entoure toujours le pauvre homme qui, en 1863, avait été abandonné sur la plage de Sandy Cove. Cherchant à redonner un sens à sa propre vie, Élise décide de se lancer dans une enquête visant à rendre à Jérôme son véritable nom, son histoire et sa dignité. Rapidement, elle se heurtera au scepticisme et au fatalisme des gens de sa communauté. Saura-t-elle malgré tout mener à bien cette mission qu’elle s’est fixée et ainsi se retrouver elle-même ? La légende de Jérôme occupe encore aujourd’hui une place importante dans le folklore acadien de la Nouvelle-Écosse. C’est par hasard que Sylvie Ouellette l’a découverte et elle l’a trouvée si intrigante qu’elle lui a consacré des années de recherche et d’écriture. Il en résulte un roman captivant qui allie à merveille réalité et fiction, âpreté de la vie et passion.

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MON AVIS

 

J’avais commencé ma lecture il y a quelques mois, toutefois, après cinquante pages, je l’ai mis de côté, étant incapable de continuer. Je ne devais pas être dans un bon état d’esprit à ce moment pour en apprécier à sa juste valeur, les écrits de l’auteure Sylvie Ouellette.
Le voyant délaissé dans ma PAL, je me suis dit qu’aucun livre reçu en service de presse resterait abandonné. Donc, je m’y suis remis et WOW! Je n’ai pas été en mesure de quitter ma lecture des yeux. J’en étais à me demander quelle était la suite des évènements pour Élise, le personnage principal de l’histoire.
Après l’abandon de son mari pour une autre femme, Élise retourne auprès des siens, puis elle décide de se mettre à la recherche de l’identité de l’inconnu de Sandy Cove que tout nommait Jérôme. Cet homme avait été découvert sur les berges de Sandy Cove à Baie Ste-Marie. Bon nombre d’embuches vont minimiser, voire presque anéantir les espoirs d’Élise afin de déceler la vérité sur les origines de Jérôme. Par chance, il y aura toujours quelqu’un ou un signe pour lui dire de continuer sa quête. De ne jamais abandonner le but qu’elle s’était fixé.
Cette histoire nous parle de détermination, de découragement, de honte et de désespoir, mais surtout d’espoir pour trouver LA réponse!
Le récit est très bien écrit et nous transporte dans plusieurs pays et villages que l’auteure veut bien nous présenter.
La fin de ce roman m’a laissée pantoise. Je n’en revenais tout simplement pas d’apprendre que cet homme avait existé réellement, que les lieux et plusieurs personnages étaient véridiques. Je remercie les Éditions Druide de m’avoir fait découvrir ce bijou et félicite Sylvie pour toutes les recherches que tu as effectuées pour en faire un aussi beau moment historique.

 

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EXTRAIT

Élise, pendant des années, n’avait eu qu’à agiter une petite cloche pour qu’on lui apporte des viandes savoureuses, des pâtisseries fines, d’exquises confiseries ou des fruits exotiques. Et il y avait longtemps qu’elle avait cessé de s’interroger sur leur provenance. Ici, par contre, chaque bouchée était précieuse, le résultat d’un labeur constant, à la merci de l’inconstance des saisons. Elle aurait assurément à garder à l’esprit que tout gaspillage était une insulte.

Au fur et à mesure qu’elle progressait sur la route, elle commença à perdre un peu de son assurance. Puisque la maison de Dédier Comeau était pratiquement située à Saint-Alphonse, le hameau voisin, elle devait d’abord traverser Meteghan. Chemin faisant, elle sentit se poser sur elle des regards de plus en plus insistants. Les gens en charrette la scrutaient avec ce qu’elle interprétait comme de la méfiance ; ceux qu’elle croisait la saluaient de façon courtoise, mais elle devinait sans effort qu’ils continuaient de l’observer même une fois passée. Par-dessus tout, elle ne pouvait manquer de remarquer les rideaux qui bougeaient légèrement dans chacune des chaumières le long de sa route. De toute évidence, on l’épiait de partout.

Auteur de l’article : Jessica Gagnon-René

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