Match imparfait


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Charles et Charlie. Difficile d’imaginer plus cliché, me direz-vous. Eh bien, je suis tout à fait d’accord!

Poussons davantage le cliché : le Charles en question est un beau joueur de hockey, un peu timide, et Charlie (c’est moi!), une jeune femme de dix-sept ans « pas comme les autres » (manière polie de dire «un peu cinglée »).

Mais sous toutes mes couches de sarcasme et d’absence totale de censure (qui me causent bien des maux de tête), j’ai mal. Mon passé me ronge. Mon présent est en « mode survie ». Mon futur? Question suivante!!!

Mes parents ne sont plus là pour me protéger… Frédéric n’est plus là pour me faire rire comme avant… Et, même si j’ai cinq sœurs, dont une jumelle, je me sens très seule.

Voilà que Charles vient bousculer ma vie encore davantage. Non mais… il se croit tout permis, celui-là, avec son irrésistible sourire en coin et ses mille attentions?! Il ne pourrait pas être moins adorable, que je puisse l’ignorer?

Eh non, il a fallu que je saute à pieds joints dans le trouble…

Six ans plus tard, Charlie fait le point sur sa relation avec Charles. Ce qui avait débuté d’une manière tout à fait banale – un étrange questionnaire autour d’un cornet de frites – a évolué en une relation ponctuée de quiproquos, de ruptures et de retrouvailles passionnées (surtout lorsque l’alcool – ou pire, les hormones! – s’en mêlent). Imprévisible, le destin semble s’acharner à placer ces deux êtres au caractère explosif sur la même route. Serait-ce un match plus parfait qu’on pourrait le croire de prime abord? 

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MON AVIS

 

Cela faisait longtemps que je n’avais pas ressenti de la mélancolie après la lecture d’un roman.
Ce livre écrit par Joanie Godin était juste parfait pour la romantique qui sommeille en moi.
Elle nous présente Charlie et Charles, deux étudiants, aux forts caractères. L’amitié qui les unit se transforme après quelques mois en amour. Un amour éternel, qui sera compromis par un fâcheux évènement. La vie continue, mais chacun de son côté. Charlie connaîtra une vie de débauche et Charles sera loin de tous les gens qu’ils aiment pour continuer de pratiquer son sport favori : le hockey.
Le hasard les rapproche à plusieurs reprises, confirmant davantage leur attirance et l’amour qu’ils se portent. La façon d’arriver à leur fin ne se fera pas sans heurts, mais ô que le résultat sera à la hauteur de leur attente.
J’ai terminé ma lecture en trois jours et cela avec le sourire aux lèvres. Cette dernière m’a laissée pensive et m’a fait réaliser qu’il est important de prendre soin de son couple et d’écouter ses émotions.
L’auteure a une très belle plume, fluide et qui m’a fait rêver.
Un livre à lire et à RELIRE!

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EXTRAIT

Je n’ai pas appelé Charles du reste de la semaine.

En fait, ce n’est jamais moi qui l’appelais. Au début, il trouvait toujours une raison « scolaire » à ses appels. Du genre : « J’ai oublié de noter les pages à lire en histoire… » ou encore : « Tu comprends quelque chose au recueil de poèmes, toi ? » Par la suite, la conversation coulait naturellement.

Le fait d’avoir trois cours ensemble nous a beaucoup rapprochés. Une belle amitié était en train de se développer et déjà, après quelques semaines de cours, j’avais l’impression de le connaître par cœur.

Charles m’avait parlé en détail de ses parents, de sa sœur, de ses grands-parents… toute la famille y était passée ! J’avais l’impression de les avoir rencontrés souvent. Il m’a même glissé un mot sur ses ex. Il espérait peut-être me faire parler de mon passé amoureux, mais je résistais. La curiosité le démangeait, je le voyais bien.

– C’est fou, j’ai l’impression de t’avoir raconté ma vie trois fois, mais je ne sais rien de toi, m’avait-il confié un jour.

– Bof, ma vie n’est pas intéressante.

J’adoptais un ton plutôt détaché, mais il ne lâchait pas le morceau.

– Ça m’intéresse quand même. Tu ne me fais pas confiance?

– Non, ce n’est pas ça… Il n’y a rien de spécial à dire, je te jure.

J’essayais d’être convaincante, mais je suis la pire menteuse de la planète. Si ce qui sort de ma bouche est faux, le reste de mon visage le fait immédiatement comprendre à mon interlocuteur. Charles n’a toutefois pas insisté.

On avait commencé à faire nos travaux à l’extérieur de l’école, car on n’était déjà plus capables du café étudiant et qu’on s’était fait « barrer » de la bibliothèque pour cause de « rire excessif ». On s’était donc déniché un petit coin tranquille sur le gazon devant le pavillon principal. On s’y retrouvait chaque jour. Sans exception. Je n’ai jamais été aussi studieuse! En y repensant, je crois qu’on cherchait inconsciemment à passer le plus de temps possible ensemble.

 

Auteur de l’article : Jessica Gagnon-René

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