Quand l’amour change d’adresse

Six jeunes trentenaires composent une gang qui s’aime, parfois d’amour, parfois d’amitié. Mais, lorsqu’un couple se brise, qu’un autre se forme et que des rénovations forcent certains à trouver refuge ailleurs, on peut s’attendre à ce que le chaos naisse rapidement. Et on ne sera pas déçu !
Les ménages se déchirent et deux clans sont créés. Les filles s’approprient le deuxième étage d’un duplex, et les gars se rassemblent dans un shack au bord de l’eau. À partir de là, tous les moyens sont bons pour passer le temps et rafistoler les cœurs brisés. Alors que les filles se lancent corps et âme dans le travail, le potinage et les manigances, les gars sortent les marteaux, les casseroles et la PlayStation.
En amour comme à la guerre, tous les coups sont permis. Voilà le dicton que nos six amis appliqueront à la lettre ! À travers les rires, les pleurs (et les insultes, évidemment), leurs relations seront mises à rude épreuve. Mais une chose continuera de les unir : la folle envie de retrouver l’amour, peu importe son adresse…

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MON AVIS

 

L’auteure m’a fait passer par une gamme d’émotions lors de ma lecture. J’y ai découvert une bande d’amis qui semblaient inséparables. Toutefois, les gens changent, et cela peu provoquer des frictions et des séparations.
Ceux qui tiennent bon veillent au bien des autres membres de la bande.
Il y a plusieurs personnages et chacun a son chapitre. Il est donc plus facile de comprendre ce que chacun ressent. Pour plusieurs, j’ai ressenti de la rancœur ou pour d’autres de la tristesse. Johanne n’entre pas dans le passé de ses personnages alors c’est un tantinet complexe pour vraiment s’attacher à l’un d’eux en particulier.
Cette bande de joyeux lurons se complète bien malgré leurs différences de caractère et de métier.
Je peux confirmer que dans ce roman, l’amour change d’adresse. Ce n’est pas toujours évident d’aimer et d’avoir des amis qui s’en mêlent.
Johanne a une plume que j’aime beaucoup. Elle réussit à venir chercher mon côté fifille, c’est ce que j’aime des chick lit. Ses écrits sont touchants et humoristiques.
Je sais que je n’aborde pas vraiment l’histoire ou les personnages et c’est voulu. Si je m’y mets, je vais tout vous raconter et vous n’aurez plus rien à vous mettre sous la dent. Ne m’en voulez pas!
Je vous invite donc à lire l’histoire de cette bande de déjantés!

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EXTRAIT

Jade

L’ÉTUDIANTE EN ARTS ET LETTRES, GLAMOUR ET ENDETTÉE

En marchant vers le portique, je ramasse le casque de poil, le foulard, le manteau et les mitaines de Patrice, qui s’éparpillent à la grandeur de l’appartement. Mon pauvre coloc doit enfiler énormément de pelures pour aller distribuer le courrier quand il fait aussi froid. Dès qu’il revient de sa tournée, il n’a qu’une seule envie : s’enrouler dans une couverture bien chaude sur le divan du salon. Selon moi, ce froid sibérien excuse son foutage de bordel. Par contre, maintenant que j’y pense, il fait pareil l’été avec ses espadrilles et sa casquette. Ouin…

Finalement, je ne sais pas pourquoi je tiens tant à le défendre ; au fond, Patrice, c’est juste un grand paresseux. Du moins pour les tâches ménagères. Parce que, quand vient le temps d’aider monsieur Poitras avec l’entretien extérieur du duplex, il ne compte pas ses heures. Mais ici, dans notre logement, on dirait qu’avec les années je me suis habituée à passer derrière lui. Alors, sans rechigner, me voilà encore une fois en train de suspendre un à un, aux crochets du vestibule, tous ses vêtements de travail… qu’il porte malheureusement même pour sortir dans les bars.

Franchement ! Je ne sais pas comment il fait pour endurer d’avoir l’air de rien en public. Moi, en tout cas, je porte toujours les dernières nouveautés de la boutique La Chica Chic, ainsi que des accessoires coordonnés pour faire bonne impression en entrant quelque part.

C’est important de trouver son reflet élégant lorsqu’on le croise dans un miroir. Et ce, même si avoir un look sophistiqué est un luxe que, normalement, une guichetière de cinéma ET étudiante en arts et lettres aussi endettée que moi ne devrait pas se payer. Mes bottes en cuir italien sont d’ailleurs là pour me le rappeler. Chaque fois que ces merveilles à talons aiguilles apparaissent dans mon champ de vision, je les foudroie du regard et rêve de les faire exploser, tellement je peine à réanimer mes finances depuis que j’ai cédé à leur charme, il y a trois ans. C’était un cadeau de moi à moi qui devait m’aider à surmonter ma peine d’amour, quand Zack m’a trompée. Quelle stupidité ! Comme si les problèmes se réglaient aussi facilement. Ben voyons ! Ce serait trop beau. Ou, plutôt, ce serait trop beau que je me souvienne que ce n’est pas si simple. En effet, je l’oublie un peu trop rapidement à mon goût, et ça m’enrage plus que mes bottes elles-mêmes. Parce qu’il ne s’agit pas de la seule folie que j’ai faite en espérant me remonter le moral. Et je songe, ici, à tout le contenu de ma garde-robe.

Respire, Jade, respire ! Pas la peine de ruminer ce détail. Tu risques de gâcher ce bel après-midi ensoleillé et plutôt froid du mois de janvier. D’ailleurs… tu as les pieds complètement gelés, ma vieille. Tu devrais y voir…

Auteur de l’article : Jessica Gagnon-René

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