Robe soleil et bottes de pluie

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Inexplicable mais vrai : le coup de foudre amical existe ! Élizabeth et moi en sommes la preuve vivante. Elle a réussi à convaincre son chum de m’engager moi, Julianne Bournival, chez Côté cour, Côté jardin, même si je suis incompétente en aménagement paysager.

J’aime bien mes nouveaux collègues, mais pour Bertrand, le chef d’équipe, on repassera ! Il me tape royalement sur les nerfs à toujours vouloir que j’enfile d’horribles pantalons Big Bill et des bottes Kodiak pour travailler. Qu’est-ce qu’il a contre mes robes soleil et mes bottes de pluie ?!?

De toute façon, moi, un blond aux yeux bleu ciel – bronzé, musclé, haut de six pieds – qui pourrait être quart-arrière, ça ne me fait ni chaud ni froid ! 

C’est connu : un beau gars, ça te brise le cœur comme un sauvage pis ça t’abandonne en larmes, soûle morte avec ta bulle de morve au bord du nez, pour aller rejoindre une Christina siliconée.

Je préfère m’en tenir à ma théorie des gars « laittes »… hum… MOYENS. Mathis en est l’exemple parfait. Celui-là peut sacrer son camp si ça lui chante, j’en aurai rien à cirer. Il peut même triper sur une Christina… elle voudra jamais rien savoir de lui. Économie de kleenex et de rhum-punch pour moi !

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MON AVIS

 

Totalement rafraichissant ! Il est à conseiller à tous les gens qui veulent terminer leur été sur une note ensoleillé.
Johanne nous fait découvrir une Julianne haute en couleur et toute une équipe de travail renversante. Juju est une femme, fin vingtaine, qui n’a pas d’amoureux stable, pas d’appartement et qui cumule les petits boulots parce qu’elle n’a pas trouvé, encore, ce qui lui convient dans la vie. Elle est attachante et drôle. Une fille que l’on aimerait avoir comme amie, à moins d’avoir honte de ses bottes de pluie. (rire)
Le livre est très bien écrit. Il se lit tout seul et l’on en redemande. Johanne écrit simplement, sans prendre de gants blancs. Si elle se permet de mettre des sacres ou des anglicismes, c’est parce que cela rend le personnage plus véridique, voire fascinant. Peu d’auteurs se le permettent, mais beaucoup gagneraient à le faire.
La couverture est sublime, tout comme la personnalité de l’héroïne de cette romance contemporaine. Je peux vous assurer que vous n’avez pas besoin de lire le tome 1 qui relate la vie d’Élisabeth Morin. Dans celui-ci, tout est très bien expliqué et personne ne s’y perd.
J’aurais bien aimé savoir la suite de l’histoire entre Julianne et son « trésor rétro »…
Cette originale me manque déjà!

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EXTRAIT

Dès que le chien magnifique s’arrête devant moi, je me penche pour caresser sa fourrure noire et brune. Il ressemble à un gros toutou et, de manière affectueuse, il s’approche pour s’asseoir à mes pieds. Éli, elle, ne bouge pas d’un pouce. J’imagine qu’elle a dû déposer l’un de ses talons aiguilles dans un bretzel recouvert de mouches à quelques reprises, alors je respecte son antipathie. Mais moi, je suis déjà charmée.
— T’es donc bien beau, toi, déclaré-je en lui examinant la tronche, le museau coincé dans ma main. Il est à Bertrand ?
— Non, à l’autre…, réplique Éli.
Hiiiich ! Cet « autre », elle ne semble pas l’apprécier beaucoup, à en juger au ton sec qui accompagne sa réponse.
— Mathis Demontigny ! m’informe-t-elle. Je peux même pas te dire si j’ai envie de travailler avec lui ou pas. Il est arrivé comme un pet en plein cours de yoga, cette saison-ci. Tu te feras ta propre idée sur lui parce que moi, je risque de mal le dépeindre pour une raison complètement stupide.
— Quelle raison stupide ?
— C’est le frère de Louis, grogne-t-elle.
— SLAM ! entendons-nous à ce moment précis.
Le chien tourne la tête et j’en fais tout autant.
— VIENS ICI ! crie son maître.
Humm ! Pas mal, ce Mathis, avec ses cheveux noirs décoiffés et son harnais porte-outil par-dessus son t-shirt de The Offspring.
Cet ouvrier de taille normale, visiblement fan de punk rock et à moitié mignon, s’approche en retirant ses écouteurs. Il me tend la main pour procéder aux présentations, puis il ordonne à son chien de se tasser un peu, puisqu’il est carrément assis sur mes bottes. Encore une fois, Slam ne l’écoute pas.
— Ouin, ben je pense qu’y t’aime, déclare Mathis. J’espère que t’es pas allergique.
Je fais signe que non en grattant le derrière des oreilles du gros toutou. Éli pousse un soupir tout ce qu’il y a de moins subtil avant de nous laisser seuls, s’improvisant une conversation téléphonique avec Brad Pitt.
Les yeux de Mathis sont très foncés, presque noirs. Il doit me dépasser d’à peine quelques pouces : deux ou peut-être trois, pas plus. Sous ses vêtements, il semble ferme, mais surtout pas baraqué avec exagération. En résumé, il me plaît bien.
Je me réfère à son chandail et demande :
— Qu’est-ce que t’écoutes ? The Offspring, j’imagine !
— Ouais… leur premier album, répond-il. Tu viens d’ici, je pense, hein ? Éli nous a parlé « vite-vite » de toi.
— Oui. J’habite l’Outaouais depuis ma SPECTACULAIRE naissance sur le bureau de l’avocat qui réglait le divorce de mes parents.
Mathis serre les dents.
— Oh… capote pas avec ça ! Ils étaient tout les trois enchantés par les deux événements ! raconté-je, enthousiaste de lui fournir quelques infos sur moi, juste au cas où ça l’intéresserait. Là, je m’étonne moi-même parce que je connaissais même pas cet endroit ni la compagnie Côté cour, Côté jardin. Mais sinon, en ville, je pourrais être guide touristique.
— Pis tu vas faire le trajet de chez toi au chantier tous les jours ? me questionne Mathis en s’accrochant les mains après les bretelles de son harnais comme s’il portait un sac à dos.
— Non. Je vais loger ici. Éli m’a dit que c’était OK.
Tout de suite, je perçois du soulagement dans ses traits.
— Ostie que je suis content ! s’exclame-t-il. Je serai pas tout seul avec la vieille Marguerite !
Nous nous sourions : c’est très agréable.
— Penses-tu que je pourrais te coller au cul cet été ? demande-t-il, brisant cet instant magique avec zéro classe.
WÔ ! Là, je lui retourne de très, TRÈS grands yeux parce que ça sonnait plutôt bizarre, cette tournure de phrase. Mathis s’en aperçoit et nous nous esclaffons.
— Je voulais dire : est-ce que tu voudrais devenir mon GPS ? reprend-il.
— Meilleure formulation, approuvé-je. OK ! Ça me fera plaisir de te montrer ce que je sais du coin.
Vraiment, je me sens utile, tout à coup. Une sensation fort agréable, ça aussi.
— Toi, tu viens d’où ? demandé-je à mon tour.
— Montréal ! annonce-t-il, visiblement fier. J’suis venu ici, l’an passé, aider Éli pis mon frère à finir le chantier du Domaine Lachance, en haut de la montée de la Source. J’ai eu envie de revenir pour un autre contrat… pis peut-être de rester, au bout du compte… on verra !
OK : Élizabeth Morin, la merveilleuse + Louis Demontigny, ancien employé de Côté cour, Côté jardin + le trop hot Francis Lavoie dans le décor = ayoye ! J’aurais tellement voulu être là pour suivre cette saga !
Une chose est certaine, Mathis et moi mémérerons sur le sujet plus tard, prévois-je en partant avec lui et Slam affronter cette première journée de travail.

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