Une enquête de Karen Newman : Crystal, T1

Chaque année, des centaines de jeunes femmes, victimes d’une guerre sans merci que se livrent les trafiquants de drogue, sont brutalement assassinées ou disparaissent de Ciudad Juárez, un village mexicain situé à moins de trois kilomètres de la frontière d’El Paso, au Texas. Lorsqu’elle apprend que son « protecteur », Eduardo Cardenas, le chef du cartel de la drogue de Tijuana, a fait assassiner ses parents dans le but d’éliminer des témoins gênants de son commerce illicite, une des disparues, Angela « Crystal » Perez, refait surface avec une seule idée en tête : se venger. Mais elle se rend vite compte qu’elle n’est pas de taille à affronter seule le tout puissant baron de la drogue. Elle accepte donc de collaborer avec Karen Newman, la responsable de la section antidrogue du FBI à New York, la seule personne qui peut empêcher qu’elle ne devienne la prochaine victime du mystérieux tueur à gages qui a exécuté ses parents. Sauf qu’elle ignore que l’agente Newman n’est peut-être pas la seule personne qui puisse l’aider dans sa quête de vengeance. Angela a oublié que les liens familiaux peuvent parfois être plus forts que toutes les épreuves d’une vie.

 

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AVIS JESSICA

 

Si vous n’aimez pas les romans policiers… STOP ceci n’est pas pour vous.
Si vous aimez les romans policiers, celui-ci EST pour vous.

M. Goyette nous fait voyager au Mexique, New York et Montréal.
Des histoires sordides d’enlèvement de jeunes femmes, de cartel mexicain et de têtes mises à prix obligent différents départements de police à travailler ensemble soit la SQ, le FBI ainsi que la DEA.

Lorsque Cardenas et Carlos se pointent le nez à Montréal, Karen Newman, Marc Harris et Frank DaSylva sont mis sur le coup afin de protéger un témoin.

L’histoire est bien ficelée. Il n’y a aucun problème de compréhension.
Les personnages sont colorés et nous démontrent bien que la vie qu’ils mènent n’est pas facile tous les jours.

La raison de mon 3/5 d’appréciation est due au fait que l’auteur donne beaucoup de détails parfois inutiles au début du roman. Cela ralentit la lecture et la rend un tantinet pénible, toutefois vers le milieu du récit, il y en a moins et là j’ai pu apprécier ma lecture à 100 %. La scène avec Rico, Cardenas, Sonia, Karen et Frank… je l’ai vue venir. J’aurais aimé me tromper et me faire surprendre.

À part ces petits détails, j’ai bien aimé ma lecture.

La fin est un peu trop festive pour moi, mais elle m’apporte à me questionner sur un retour éventuel de Harris et Angela dans le prochain tome.

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EXTRAIT

 

Tijuana, Mexique

Manuel Zambrano, surnommé « El Jimmy », est planté là, devant la fenêtre de son bureau, au 5e étage de l’usine Unimed, attendant impatiemment l’arrivée du camion de livraison. Son idiot de beau-frère est à nouveau en retard. Il se promet bien que c’est la dernière fois qu’il lui confie un boulot, à celui-là. Au diable Juanita. Elle peut le supplier tant qu’elle voudra, lui jouer la note de la familia, peu importe ; il jure qu’il ne se laissera plus prendre à son petit jeu.

De l’autre côté de Paseo de los Heroes, face à Unimed, assis au volant d’un Toyota FJ Cruiser, le responsable de l’AFI, le colonel Ramon Ortega, un homme de forte taille à moustache et aux épais cheveux noirs grisonnants aux tempes, attend lui aussi l’arrivée du camion pour donner aux membres de l’escouade antidrogue sous son commandement l’ordre d’investir le centre de transformation de produits chimiques.

Depuis plus de cinq ans, le colonel Ortega, en collaboration avec la Drug Enforcement Administration (DEA), le service de police fédéral américain chargé de la mise en application de la loi sur les stupéfiants et de la lutte contre leur trafic, essaie de coincer Zambrano sans succès. Mais quelques jours auparavant, il a reçu un appel anonyme l’informant qu’une importante cargaison d’éphédrine en provenance de la Chine était attendue dans les jours à venir à l’usine Unimed située sur Paseo de los Heroes.

Il est presque 19 h et le soleil est déjà couché, ne laissant les immenses bâtiments illuminés que par quelques projecteurs à incandescence placés stratégiquement aux quatre coins de l’usine, lorsque le camion semi-remorque arborant le logo d’Unimed vient se garer devant la plateforme de chargement no 7 du vaste hangar d’approvisionnement.

Le conducteur, un homme à l’aspect bourru dénommé Garcia, ainsi que le passager qui l’accompagne descendent de la cabine et scrutent nerveusement les environs. Le regard de Garcia demeure fixé un instant sur les quatre véhicules aux vitres teintées garés le long du trottoir, à une vingtaine de mètres de lui, mais il ne détecte rien d’anormal. Ça doit être des clients du bar Los Torres de l’autre côté de la rue qui n’ont pu y trouver de place pour se garer, se dit-il. Satisfait de n’avoir vu personne de suspect rôder dans les environs, Garcia tourne les talons et se dirige vers l’arrière du camion pour y rejoindre son compère.

Alors qu’ils s’affairent tous les deux à ouvrir les larges portes du camion, l’immense panneau de la baie no 7 glisse vers le haut en grinçant sur ses rails métalliques et deux hommes armés de fusils mitrailleurs en sortent pour venir à leur rencontre. Un des deux hommes, Alberto Ramirez, un géant blond de 1 mètre 85 avec une queue de cheval et des épaules carrées avec des bras comme des troncs d’arbre, jette un regard acerbe à Garcia tout en pointant sa montre.

— Tu es encore en retard, lance-t-il sur un ton de reproche.

Garcia hausse les épaules.

— Je n’ai pas pu faire autrement. L’autoroute est bloquée parce qu’un stupido d’alcoolique dans son 4×4 est entré en collision avec un autobus plein d’écoliers. Madre de Dios, ce n’était vraiment pas beau à voir.


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2 commentaires sur “Une enquête de Karen Newman : Crystal, T1”

  1. La mise en contexte est importante et c’est pour cela qu’il peut sembler y avoir des «longueurs». Combien de fois avez-vous lu des romans où on n’arrive pas à se situer dans l’histoire lorsqu’un nouveau personnage apparaît, sorti de nulle part !
    Merci pour cette belle chronique et ne vous gênez surtout pas pour réviser les 2 autres tomes, l’Archange et l’Artiste, qui sont complètement différents. Il n’y a que les principaux personnages qui reviennent.
    Jacques Goyette

    1. M. Goyette, je dois avouer que vous avez raison concernant les « longueurs » afin de situer les personnages dans l’histoire.
      Je vais lire les 2 prochains tomes, c’est certain!

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